liberte

TROISIÈME LECTURE

Il me faut relire à partir du chapitre 9.

C'est là que tout est mis en place pour améliorer son sort.

Mardi 30 décembre 2014, 9 h 16, 3 °C, couvert

Ce matin, je me suis réveillé avec l'idée de remettre le radar en route pour voir si par hasard, il y aurait dans le coin, une zèbre aux rayures complémentaires qui serait heureuse d'abandonner son ennui et de partager ses envies.

Mercredi 31 décembre 2014, 9 h 14, 0 °C, RÊVE

On m'invite chaleureusement à participer à un concours. On aurait besoin de moi. Boon, je me laisse faire … et je gagne un voyage en Antarctique. A l'arrivée sur la banquise, il fait beau. J'en parle à la radio. Sauf que très vite, le paysage idyllique se transforme en menace : sur ma gauche, devant moi, arrive un énorme nuage qui promet un orage très puissant, voire un ouragan majeur.

9 h 20

Pff, m'en fous de ces menaces ! Compter sur la peur pour me maîtriser, c'est une utopie, carrément ; et puisque c'est comme ça, moi j'accélère. J'écrase l'accélérateur, je lui fais défoncer le plancher ; et on va voir, si la toute puissance de l'enfance est si débile que ça !

Du coup, j'ai commencé à étudier une riposte sous la forme d'une demande à mon soleil. Je dis « mon », parce que personne ou presque ne lui parle, mais c'est bien le soleil de tous. Cela pourrait se présenter ainsi :

- Soleil, Toi qui a vu des millions de créatures naître, se développer en peuples, culminer puis s'étioler ; Toi qui sais pourquoi les civilisations et même les règnes meurent, dis-moi. Dis-moi ce qu'il faut faire, envoie-moi le bon état d'esprit qui fera qu'on sera capables de passer la rampe ; et tant qu'à faire, fais passer à tout ce qui vit sur Terre. Ensemble on vivra, et Tu ne Te seras pas consumé pour rien.

11 h 15

Après ce que j'ai écrit ce matin, je me suis demandé si je suis fou ou génial. On dit par ailleurs que la haine et l'amour sont très proches ; alors je me dis que c'est pareil pour la folie et le génie. Sauf que je ne me sens pas fou, du tout ! Le monde est pure magie. Tout passe par une forme de volonté, pensée ou pas, en suivant ses tripes ou pas, portée par des émotions ou pas, et sûrement par des tas d'autres canaux dont je n'ai même pas idée. Alors si ce monde est voulu tel quel, on peut le vouloir autrement, plus beau, plus sain, plus juste, plus serein, plus joyeux, aussi.

Vendredi 2 janvier 2015, 9 h 40, gelée blanche et brouillard, 0 °C

Hier soir, en revenant de Ax les Thermes où j'étais allé passer la St Sylvestre, j'ai appelé Alain, pour lui souhaiter la bonne année. Dans la conversation, je lui ai raconté mon projet du 7 janvier avec Olivier Girard. Je l'ai justifié avec une force étonnante, carrément irréductible, en lui disant :

- Je ne peux plus me satisfaire de l'ordinaire. Il faut à tout prix que je passe la rampe.

Pff, à la suite de ça, j'ai eu du mal à m'endormir, et je me suis réveillé souvent... En effet, ma pensée ordinaire et automatique occupe tout l'espace de réflexion et consomme énormément d'énergie, alors qu'elle ne vaut rien. Je veux voir ce qu'il y a dessous, savoir ce qu'elle cache.

Samedi 3 janvier 2015, 23 h 00

Une idée rejetée ce matin, me revient en force : Je vis avec dans mon esprit comme un moteur d'enthousiasme, une idée formidable de l'Univers ; alors que le monde dans lequel je suis plongé est pourri. J'ai en tête une image, ou plutôt une empreinte magique de la Vie, et je vis dans une réalité qui nie mon sentiment profond. Bref, c'est de la tromperie permanente. C'est un tour de passe-passe : on part avec une belle mémoire, mais en route on nous change le logiciel. Il y a bien arnaque. Comment est-ce possible ? C'est simple : je me souviens que pendant mon enfance, mes parents et autres adultes de mon entourage me disaient que mes rêves ne valaient rien sur cette Terre, qu'il me fallait être concret, vivre dans le présent et pas ailleurs. Mes rêves d'Amour devaient être remplacés par de l'efficacité à l'école et au travail. C'est ainsi que je suis devenu médiocre, juste capable de faire un bon larbin.

Dimanche 4 janvier 2015, 100 % couvert, brouillard, 12 °C à 9 h 43

Mais aussitôt, je me dis que toute cette énergie pour me conformer à l'état d'esclave demandé par la société, peut être récupérée, juste en laissant décompresser le ressort autrefois comprimé.

Lundi 5 janvier 2015, 8 h 50, 100 % couvert, brouillard, 7 ° C

Depuis quelques jours se réveille en moi, un rêve d'adolescence : celui de l'amour TOUT PUISSANT qui transcende tout, celui de ma reine tant aimée. Avant de naître, nous nous étions promis de nous retrouver, mais je ne l'avais jamais croisée. J'avais fini par croire que j'avais fait une faute, ou que j'étais fou d'avoir ces croyances, ou à côté de la plaque, comme on me disait si souvent, ou encore que ce n'était qu'un fantasme passager, sans valeur. J'avais fini par abandonner l'idée de croiser cette femme. Aujourd'hui ce rêve revient sans plus de précisions. Dommage, parce que le jour où on se reconnaît, c'est gagné pour tous les deux. On retrouve notre puissance et notre liberté.

11 h 29, 7 °C

On dit qu'en vieillissant on retombe en enfance. Cela doit être ça ! D'ailleurs mon père, 91 ans, en est à parler avec sa voix de petit garçon.

16 h 56, toujours couvert et brouillard, 7 °C

Je viens de sauver une mouche de la noyade ! Je mets des pots d'eau sur le rebord de la fenêtre pour que cette eau se remplisse d'énergie solaire. Or les mouches viennent y boire et s'y noyer. Elle aussi, est née nue et ignorante des règles de base, au minimum de ce qu'il faut savoir pour ne pas se noyer. Elle est pas bien faite la nature ? Pourtant, dès que je passe un crayon sous ses pattes, elle s'y accroche prestement. Pas envie de se noyer, la mouche...

Mardi 6 janvier 2015, 13 h 08, 100 % couvert, 6 °C

Je viens de terminer la lecture de : TROP INTELLIGENT POUR ÊTRE HEUREUX ?, mais à partir du chapitre 9, pour cette troisième fois.

Normalement, à 14 h, je récupère mon ordi. Je l'avais amené le 23 décembre. 14 jours sans Internet. En ce moment c'est un avantage. J'ai pu me consacrer pas mal au livre de Jeanne Siaud-Facchin, et cela va avoir des répercussions ; car je ne vais plus percevoir la vie de la même façon. Je vais d'ailleurs reprendre la lecture à partir du chapitre 9 plusieurs fois, jusqu'à ce que je sache m'en servir.